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911mars 2021

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Zoom sur… Philippe Tracol

Covid-19
Orthopédie
SOFCOT

Dans cet échange, Philippe Tracol évoque entre autre les décisions prises par le CNP-COT et diffusées auprès de toute la communauté des chirurgiens orthopédiques. Au-delà de la mobilisation actuelle, Philippe Tracol aborde l’après-crise et les questions qu’elle soulève : récupération du matériel, retour au bloc et organisation des équipes, état des patients en attente.

Dans quel état d’esprit êtes-vous ?

L’état d’esprit du Président du CNP, c’est de la solidarité. Solidarité envers tous les professionnels de santé qui luttent contre la maladie.

Une pensée pour les praticiens malades, je sais qu’il y a beaucoup de chirurgiens orthopédistes qui ont attrapé la maladie en allant travailler en réanimation pour tourner des patients. J’ai une inquiétude pour eux, j’espère qu’ils ne paieront pas un trop lourd tribut.

C’est une vraie préoccupation, et c’est ma principale inquiétude aujourd’hui.

Quelles actions avez-vous prises dans le contexte de crise du COVID-19 ?

La première des actions a été de communiquer auprès de tous les chirurgiens orthopédistes car ce n’est pas facile de dire aux gens vous arrêtez la chirurgie programmée.

Cela veut dire quoi de faire que des urgences ? nous avons beaucoup de chirurgiens qui nous posent des questions de savoir ce que l’on peut faire, ce que l’on ne peut pas faire, qu’est ce qui peut attendre, ne peut pas attendre. Le CNP a choisi de ne pas donner de liste d’interventions.

On a préféré donner à chacun un libre arbitre, on leur a fait confiance, en leur disant c’est à vous en votre âme et conscience, de décider ce qui vous paraît urgent ou pas. Je trouve que nos collègues ont bien joué le jeu.

Après nous avons un travail d’aide, nous avons édité des Lettres régulières du CNP en particulier pour soutenir les chirurgiens libéraux qui sont un petit peu en difficultés financières.

Il n’y a quasiment plus de recettes depuis un mois, et ils ont droit eux aussi à des aides gouvernementales, à mettre leur personnel en congé au chômage. Nous les avons assistés aussi de ce côté-là.

Quelles seront vos actions prioritaires à l’issue de la crise ?

  • Les actions prioritaires, ce sera de remettre en route nos machines à opérer, il va falloir récupérer les respirateurs qui ont été prêtés dans tous les hôpitaux autour de nous, dans les services hospitaliers.
  • Cela va être aussi de retransformer les services de chirurgie qui ont été transformés en service de médecine et d’accueil.
  • Au bloc opératoire, il va falloir récupérer du matériel, parce qu’on a plus de blouse, plus de masque, plus de solution hydro alcoolique, il va falloir récupérer tout cela.
  • Également ré-apprendre à opérer, un chirurgien qui n’a pas opéré depuis 2 mois, est-il capable de retrouver ses automatismes avec son équipe ? Les pilotes doivent passer au simulateur après 3 semaines d’arrêt, les chirurgiens non. Ce sera un des premiers challenges.

Et puis l’inquiétude à venir c’est comment allons-nous retrouver nos patients ?

Dans mon unité, je vois apparaître aujourd’hui des fractures du col du fémur qui trainent depuis 3-4 semaines, on ne sait pas trop comment nous allons récupérer nos patients et surtout comment va se faire la reprise. Est-ce que ça va être échelonné dans le temps ? personne ne comment va se passer l’été.

On est à la fois content de sortir de ce confinement qui nous pèse mais un peu inquiet car c’est un saut dans l’inconnu.

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