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79oct. 2020

Paris Expo - Porte de Versailles - Hall 1

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Zoom sur Arnaud Caupenne

Covid-19
EHPAD
gériatrie

Dr Arnaud Caupenne, médecin Gériatre au CHU de Poitiers et porte parole de l’Association des Jeunes Gériatres revient sur le début de crise, quand le service du CHU a dû se réorganiser pour accueillir au mieux les patients âgés. Il met en avant l’étroite collaboration avec les infectiologues et les réanimateurs.

Dans quel état d’esprit êtes-vous en ce moment ?

Je suis un peu fatigué après 15 jours passés dans l’unité Covid mais dans un bon état d’esprit car dans notre CHU comme dans l’ensemble des hôpitaux de la Nouvelle Aquitaine nous avons été moins touchés par la pandémie. Nous avons eu plus le temps de nous préparer. Cela nous a permis d’aborder sereinement cette infection, en essayant de pallier d’éventuelles arrivées massives de patients.

Quelles mesures ont été mises en place au sein de votre organisation ?

Au sein du CHU de Poitiers nous avons réorganisé notre service de médecine gériatrique. Nous avons créé une unité spécialisée Covid à proximité du plateau technique pour accueillir au mieux nos patients âgés. Nous avons eu une interaction privilégiée avec les infectiologues et les réanimateurs quand il y en avait besoin. Nous avons également mis en place une équipe mobile extrahospitalière pour nous rendre dans les Ehpad qui en avaient éventuellement besoin.

Nous avons fait du dépistage et de l’information auprès des équipes de ces différents établissements. Nous avons essayé ainsi de pallier toutes les problématiques de cette pandémie en essayant d’anticiper les choses avec les Ehpad. Nous avons accueilli au mieux nos patients âgés de plus de 75 ans polypathologiques dans notre unité Covid.

Le fait également d’avoir réduit les consultations non urgentes et les bloc-opératoires non urgents nous a permis d’avoir des infirmières et aides-soignantes en nombre, ce qui a été un vrai plus pour travailler dans cette unité.

Avec un ratio soignant élevé, nous avons pu respecter au mieux les mesures d’hygiène nécessaires pour travailler, les protéger et nous protéger vis-à-vis de la maladie.

Quelles seront vos priorités à la sortie de cette crise ?

À la sortie de cette crise, ma priorité sera, je pense, de faire le point sur toutes les actions positives que celle-ci a engendrées. Elle a été un vrai catalyseur. Je pense notamment aux équipes mobiles extra-hospitalières qui sont intervenues dans les Ehpad.

Cette collaboration privilégiée, que nous avions déjà avant, a été renforcée avec les médecins coordinateurs, les directeurs d’Ehpad et l’ensemble des équipes soignantes. Je pense également à la collaboration que nous avons eu avec les équipes de soins palliatifs, avec les équipes de maladies infectieuses, de réanimation.

Il sera important également de se poser la question du ratio soignant. C’est vrai qu’il a été très intéressant de travailler avec un ratio soignant, alors certes, j’en ai bien conscience dans une période exceptionnelle, qui était lui aussi exceptionnel. Mais on voit tout le bénéfice que ça a apporté pour nos patients. On avait enfin des équipes infirmières, aides-soignantes qui ont pu passer du temps avec les patients, qui ont pu apporter une réponse adaptée. Cette approche a permis de les rassurer et d’éviter des thérapeutiques qui auraient pu les sédater ou autre.

Je pense que cette réflexion de la dotation soignante et du ratio soignant dans les unités, notamment de gériatrie sera une question très intéressante à se reposer à la suite de cette crise.

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