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911mars 2021

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Zoom sur Agnès Georges-Walryck

Covid-19
dépistage
données de santé

Agnès Georges, est biologiste hospitalier au CHU de Bordeaux et a la esponsabilité médicale du pôle de biologie et pathologie au CHU.

Quelles actions avez-vous prises récemment ?

Elles l’ont été au regard du dépistage massif qui a dû être mis en place suite à une stratégie qui a été développée par la Direction Générale de la Santé. L’enjeu de ce dépistage reportait sur trois points :

  • c’était la capacité à dépister massivement,
  • la capacité à isoler les patients ou les gens qui étaient dépistés positifs pour le coronavirus, c’est ce qu’on appelle le contact tracing
  • la capacité à tracer également les personnes qui avaient été en contact avec ces personnes pour les isoler également.

Pour ce Contact Tracing, un dispositif a été mis en place sur trois niveaux.

Lorsque ce dépistage a été imaginé et mis en place au niveau du territoire, des plateformes de Centres Hospitaliers Universitaires ont été mises en place. Des plateformes aussi au niveau de deux centres hospitaliers généraux et des laboratoires libéraux également. L’ensemble de ces résultats avait vocation à être agrégé sur un système qu’on appelle le système SIDEP et dont tous les résultats sont colligés dans ce système SIDEP à disposition des autorités sanitaires, des enquêteurs sanitaires et qui a vocation à donner des indicateurs pour maîtriser la propagation du virus et puis tenter de faire un état des lieux de la cartographie sanitaire de l’épidémie.

Au CHU de Bordeaux, nous nous sommes organisés rapidement puisque nous avons bénéficié d’une plateforme de dépistage COVID grâce à l’équipe de virologistes du CHU et du pôle de biologie. Nous avons été équipés séquentiellement avec un automate qui est un automate chinois puisque vous savez probablement que la Direction Générale de la Santé a passé contrat avec un fabricant chinois. L’équipement a été séquentiel. On a d’abord reçu cet automate puis on a reçu des thermocycleurs qui permettent de réaliser la PCR. C’est le diagnostic de première ligne de la maladie. Vous avez dû voir que l’on a été confronté, comme tous les laboratoires de France à des tensions, des tensions d’approvisionnement en réactifs, des tensions d’approvisionnement en consommables, des tensions d’approvisionnement en écouvillons naso pharyngés, puisque le diagnostic se fait après un écouvillonage naso pharyngé. Cela a été un peu « touchy », mais on y arrive aujourd’hui . On est un peu plus serein. Notre plateforme fonctionne depuis le 11 mai à l’Hôpital Saint-André.

L’enjeu est toujours de rendre dans le cadre de ce dépistage massif des résultats en moins de 24 heures idéalement 12 heures à partir du moment où ils arrivent sur notre plateforme. Je crois qu’aujourd’hui on y est. On a rempli notre contrat puisque on est ouvert 24/7 avec des astreintes de médecins, d’ingénieurs sur cette plateforme et on y arrive.

Quels seront vos axes de travail ?

Nos axes de travail sont :

  • maîtriser la plateforme, son fonctionnement avec le nombre de cas qui diminue
  • mettre en place des tests de sérologie qui ont démarré cette semaine au niveau de notre plateau de biologie automatisé du CHU. Ces tests sérologiques visent à établir un contact qui a été entre le patient et le virus. On ne peut pas aujourd’hui leur accorder une valeur incontestable quant à une immunité véritablement protectrice. Ils doivent venir en complément des tests de diagnostic PCR
  • reprendre nos activités antérieures qui ont été un petit peu interrompues durant cette crise sanitaire mais qui redémarrent petit à petit à la faveur d’une moindre occupation pour les activités autour du Covid.
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