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810novembre 2021

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Zoom sur Antoine Perrin

FEHAP
HAD
solidarité

Antoine Perrin, Directeur Général de la FEHAP, la Fédération des Établissements Hospitaliers et d’Aide à la Personne qui se définit par santé social privé solidaire.

Dans le contexte de crise Covid-19, quelles actions avez-vous mises en place ?

On s’est d’abord mis tous en télétravail, au niveau de la direction générale ou en région. Vis-à-vis de nos adhérents, nous avons maintenu les activités dites habituelles comme les réunions des commissions nationales sur les différents thèmes sanitaires, médico-social, social.

Nous avons maintenu les réunions des délégations régionales. Nous avons également renforcé le lien avec nos adhérents pour qu’ils nous remontent leurs problèmes liés au Covid-19 et que nous puissions les porter au ministère. Nous avons participé à des réunions, tout cela dématérialisé, avec les différents services de l’État et de l’Assurance Maladie que ce soit au niveau national ou nos adhérents en régions avec les ARS.

Nous avons également mené des actions particulières sur ce COVID. Par exemple, nous avons ouvert des numéros d’appel en complément du numéro d’appel pour tous les professionnels de santé ouverts par le ministère. Nous avons ouvert deux numéros d’appel :

  • un numéro d’appel pour les personnes en responsabilité, les directeurs, par exemple qui ont des problèmes particuliers, des situations difficiles et nous leur avons permis par ce numéro d’appel d’avoir un recours. Quelqu’un qui puisse les rassurer, les conforter, les conseiller sur leurs décisions.
  • un numéro d’appel sur les questions éthiques qui se posent. Il y a parfois des décisions difficiles à prendre et donc avec philosophe et éthicien, il y avait une possibilité de débattre.
  • un numéro d’appel pour nos nos salariés. Nous avions également une ligne verte pour qu’ils puissent avoir l’appui d’un psychiatre s’ils le jugeaient nécessaire.

Pour appuyer les projets de nos adhérents, nous avons pu, grâce à la famille Chuard-Bettencourt et à la Fondation des Hôpitaux de Paris Hôpitaux de France, financer pour 1.080.000 euros de projets permettant d’améliorer la relation, d’améliorer le lien social pour les personnes confinées en fragilité, qu’elles soient en établissement pour personnes âgées, en établissement pour personnes handicapées, à domicile, les personnes en situation précaire socialement. Nous avons financé tous les projets selon un processus de réponse à l’appel très assoupli et très réactif. En moins d’une semaine, ils avaient l’argent de façon à ce qu’ils puissent améliorer ce lien social et cela a eu beaucoup de succès.

À l’issue de cette crise, quelles seront vos priorités?

La priorité à la sortie de la crise, ce sera d’abord de montrer ce que notre secteur a permis de faire. Montrer que notre secteur, public d’une part, mais également privé avec une certaine réactivité et une souplesse, a été parfaitement en réponse à la crise avec la capacité, par exemple en Ile de France, de tripler ses capacités en réanimation de façon à accueillir tous les patients Covid qu’on nous demandait d’accueillir.

Notre priorité sera également de montrer que tout ce qui a été assouplissement dans les règles de l’État, accélération dans les processus de décision, meilleure prise en compte de ce que la base, c’est-à-dire nos adhérents, les usagers disaient auprès de l’État, ce sont des éléments qu’il faudra garder pour l’avenir. Il faudra en tirer les leçons pour que la grosse machine de la santé en France puisse être plus souple, plus réactive, plus en écoute de la capacité des acteurs à agir et plus en capacité d’évoluer en fonction des besoins tels que la crise la montre.

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