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810novembre 2021

Paris Expo - Porte de Versailles - Hall 1

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Zoom sur Emmanuel Grosjean

attractivité
EHPAD

Responsable des Ressources Humaines du Groupe SOS Seniors., Emmanuel Grosjean   coordonne les ressources humaines dans l’ensemble des établissements du Groupe sur le territoire national.

Quelles ont été les actions prises dans le contexte lié au Covid-19 ?

Au niveau du siège, nous avons une équipe centrale qui gère l’aspect administratif de la vie des établissements. Les directeurs nous envoient tout au long de l’année un certain nombre de choses que nous traitons. En ce moment, nous faisons beaucoup plus de choses pour eux. On essaie d’être plus compréhensifs sur les délais de contrats, les diplômes… On essaie de leur faciliter la vie.

Et le deuxième aspect, au niveau RH, c’est aussi dans les établissements. On est passé à des organisations, conformément aux directives ministérielles. On est sur des organisations avec des 12 heures de travail, avec des amplitudes hebdomadaires plus larges. Nous sommes obligés de nous adapter en fonction du public qui est présent, du personnel présent dans nos établissements. On a pas mal d’absentéisme. Donc, on a essayé de compenser de plusieurs façons : en interne avec une organisation plus appuyée du siège ; et au niveau des effectifs, sur lesquels on peut encore s’appuyer dans les établissements qui travaillent plus pour compenser les absents.

Quelles seront vos priorités à l’issue de la crise ?

Il y a un aspect important mais, malheureusement, qui existe depuis bien longtemps, bien avant la crise, c’est la pénurie de soignants que l’on vit depuis quelques années maintenant. Le Covid a touché les établissements au moment où on était plus faibles en termes de personnes sur le marché. Il faut absolument que la lame de fond de soignants puisse arriver. Ça ne va pas mettre trois mois, ça ne va pas mettre six mois. Donc, il faut enclencher une dynamique, recréer des vocations, recréer de l’attractivité vers les Ehpad. On entend beaucoup de choses négatives, mais on ne met pas l’accent sur pourquoi un soignant, comment on fait aujourd’hui pour rappeler que des soignants travaillaient déjà depuis très longtemps dans des conditions difficiles. Je pense qu’être soignant il y a 50 ans ou il y a 100 ans, on était dans des conditions encore plus critiques.

Comment donner envie aux gens de revenir ? C’est l’aspect attractivité des établissements. Et surtout au niveau RH, il est important d’avoir un suivi de nos effectifs parce que beaucoup sont en apnée psychologique. Il va y avoir un effet de décompression à un moment donné où l’on risque d’avoir des dépressions et des situations critiques individuelles et peut être même collectives dans des endroits où on a eu plusieurs décès de résidents. On a un EHPAD où l’on a atteint 20 décès sur 67. Avec des salariés avec qui quand vous discutez avec eux, ils sont en larmes. Ils sont vraiment très touchés et je pense que cet aspect-là, il faudra savoir le gérer dans les semaines et les mois qui viennent.

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