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911mars 2021

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Zoom sur Jean-Paul Beregi

radiologie
scanner thoracique
Société Française de Radiologie

Jean-Paul Beregi, radiologue, est Vice-Président de la Société Française de Radiologie (SFR)

Dans le contexte de crise Covid-19, quelles ont été les actions prises par la SFR ?

Dans ce contexte de crise sanitaire, la Société Française de Radiologie a été très active. Elle a d’abord travaillé avec sa filiale la Société d’Imagerie Thoracique (SIT) pour établir un grand nombre de recommandations. D’abord pour la réalisation des scanners thoraciques qui nous ont été demandés. À ce jour, il y a plus de 150.000 scanners thoraciques qui ont été réalisés en France. Nous avons également produit de nombreuses formations en e-learning pour former nos radiologues du terrain sur « reconnaître cette pathologie identifier les différentes cliniques ».

Nous avons mis en place deux actions phares.

La première c’est un réseau de recueil des scanners qui sont réalisés en France sur la base de déclaratifs envoyés à une unité INSERM et des radiologues qui travaillent à Poitiers. C’est comme ça que l’on peut voir qu’en moyenne, pendant le haut de la crise, on réalisait à peu près 22.500 scans hebdomadaires. Cela nous a permis d’un côté de faire de la recherche de l’autre côté de faire une veille sanitaire.

Nous avons un deuxième grand projet qui a été initié. Il s’agit de la base FIDAC qui est une base de scanners anonymisés. Ce projet a été possible grâce au partenariat avec NEHS DIGITAL qui nous a offert son organisation de collecte des données à travers des serveurs Nexus et une base OVH HDS. Sur la base du volontariat des établissements et de radiologues, nous recueillons des données scanographiques anonymisées, encore une fois pour l’information du patient, pour développer la recherche autour de la quantification des lésions Covid et éventuellement demain des scores de gravité ou des pronostics pour la prise en charge de cette maladie avec tel ou tel traitement.

À l’issue de cette crise, quelles seront vos priorités ?

La Société Française de Radiologie est toujours très active. La sortie de crise n’est pas forcément pour tout de suite. On parle beaucoup de la décroissance au niveau des urgences et de la décroissance au niveau des réanimations. La décroissance n’est pas vraiment au rendez-vous à l’heure d’aujourd’hui, en radiologie. En effet, on a tous des entrées directes de patients de ville avec l’ouverture des cabinets des médecins généralistes, on a la prise en charge des EHPAD notamment des patients hospitalisés. Il y a beaucoup de suspicion également de patients opérés avec une Covid et donc en plus de la PCR, le scanner thoracique, même s’il n’est pas recommandé de manière systématique, est très présent. Donc l’activité est très soutenue encore aujourd’hui dans nos différents centres. Avec heureusement une aide maintenant des partenaires libéraux qui viennent en plus nous aider alors qu’on était vraiment en première ligne dans les CHU et les gros CH.

Donc toujours très combatif. On est surtout focalisé sur l’exploitation de l’ensemble des données que l’on a recueilli pour les exploiter soit dans la base FIDAC comme je vous le disais, soit dans le réseau Covid ou bien dans des PHRC que l’on a au niveau national ou au niveau de la province, différentes études et différentes collaborations qui sont montées. Encore une fois, la crise nous a appris à nous adapter à répondre en proposant des soins innovants pour le patient et le travail continue.

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