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911mars 2021

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Zoom sur Mikael Azoulay

SI
télétravail

Mikael Azoulay, à la tête de la Transformation Numérique et des Systèmes d’Information de l’IGR, premier centre de lutte contre le cancer  en Europe, revient sur l’impact de l’impact de cette crise inédite.

Quelles sont les actions prioritaires prises dans ce contexte de crise ?

La priorité numéro 1 était de pouvoir ouvrir un maximum d’accès distants au Système d’Information de Gustave Roussy.

3 modalités :

  • 2 modalités qui existaient déjà, le VPN, très classique, le VDI qui est un peu moins classique, qui permet de containeriser les applications et qu’on utilisait dans le cadre d’une preuve de concept sur le télétravail, on l’a plus ouvert, un peu plus densifié
  • 4 jours avant la pandémie, en se basant sur les retours d’expériences de nos collègues italiens et chinois, on a publié un portail applicatif avec un peu moins de 50 logiciels accessibles à distance par l’ensemble de la communauté professionnelle de Gustave Roussy

La seconde priorité consistait à pouvoir organiser les équipes de la direction que je supervise afin de garantir une continuité de services, rien que de très classique en l’espèce, à ceci près que 90% des effectifs étaient en prise en main à distance. Il fallait pouvoir garantir une continuité de service également sur site, 10% d’effectif distant, articulé autour du support informatique sur du support de proximité, incidents, traitements des demandes, moi-même et quelques collaborateurs, collaboratrices.

La troisième priorité était de pouvoir, en reflet, accompagner les usages qui permettaient d’assurer des prises en charge distantes de nos patients. Pour ce faire, la stratégie était double. Il fallait pouvoir s’assurer que tous les médecins, soignants, le personnel académique, le personnel administratif soient dotés des instruments au sens de l’infrastructure technique qui leur permettent de pouvoir travailler depuis Gustave Roussy en lien avec des patients à distance, faire de la téléconsultation, du télésuivi par exemple. Il s’agit aussi de pouvoir permettre au patient d’être suivi via des outils dédiés. On a par exemple utilisé l’outil adossé au projet CAPRI, qui nous permettait de faire du suivi hors les murs de Gustave Roussy de patients suivis chez nous.

La quatrième priorité était de pouvoir dans un temps un peu plus lissé, après une dizaine de jours du début du confinement, pouvoir ordonnancer ou ré-ordonnancer le plan projet de la direction que je supervise. On accompagne un peu plus de 300 projets à l’année. Ainsi faire en sorte qu’aucun projet n’ai à souffrir de la période de confinement ou de l’épisode pandémique et qu’on puisse continuer à échanger avec nos partenaires quels qu’ils soient, startup, industriel, éditeur, intégrateur

Quelles seront vos actions prioritaires à l’issue de cette crise ?

On va essayer de capitaliser d’abord sur les efforts entrepris.

Je parlais d’une preuve de concept sur le télétravail. On a, pendant un an éprouvé, dans le cadre d’un accord cadre dédié une solution d’accès distant au SI. Sur cette base, on s’est rendu compte qu’on pouvait tout à fait densifier l’usage, bien au -delà du périmètre qu’on avait imaginé. Nous allons quasiment doubler le nombre d’utilisateurs.

Ensuite, là encore je ne vais pas être d’une grande originalité, poursuivre des projets qui sont spécifiques à l’épisode COVID. Je pense notamment aux nombreux projets de recherche, aux projets d’entrainement d’algorithmes en Intelligence Artificielle et aux projets de publications en lien avec la communauté professionnelle de Gustave Roussy, les chercheurs, les cliniciens.

Il y a enfin la reprise des affaires courantes, et derrière reprise des affaires courantes, je ne vais pas surfer sur les éléments de langage de politique institutionnelle qu’on entend chaque jour. Il y a la nécessité à la fois de retrouver une normalité mais une normalité dont le paradigme a changé, pour ce qui me concerne c’est assez simple, il y a un enjeu qui consiste faire en sorte de fiabiliser les lignes budgétaires qui ont été validées en 2019 et de faire en sorte qu’elles tiennent en 2020, si possible à isopérimètre. On ne pas avoir de glissement calendaire trop impactant sur des projets phares, projet de digitalisation du parcours patient, projet de la refonte du réseaux informatique, projet de l’hyperconvergence, que sais-je encore.

On a bien ces trois composantes là, une composante de capitalisation sur des efforts spécifiques côté infrastructure à la période COVID, dans un second temps des projets de capitalisation sur l’effort entrepris au sens métier du terme, recherche, organisation et clinique et des efforts de poursuite des plans projets engagés depuis janvier 2020.

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