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810novembre 2021

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Zoom sur Félix Ledoux

Covid-19
FNESI

Félix Ledoux, Président de la Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers (FNESI), évoque les difficultés actuelles pour garantir aux étudiants la validation de leur cursus de formation à la fin de l’année.

Il revient également sur les mesures prises par la FNESI pour faire face à la crise. Outre les permanences téléphoniques, la Fédération a dû s’adapter pour lutter efficacement contre l’isolement social.

Quel est votre état d’esprit et celle des membres de votre fédération ?

Aujourd’hui on est principalement sur nos gardes. En fait, on a beaucoup d’étudiants qui ne sont pas encore en sécurité. On a des conditions aujourd’hui qui ne sont pas forcément très agréables. On ne sait pas trop vers où on va. On ne sait pas si les stages sont validés ou pas. Certains vont en stage, certains ne vont plus en stage. On a de grandes disparités sur le territoire. Donc effectivement on reste sur un gap entre garantir la sécurité des étudiants et garantir le fait qu’ils puissent tous valider leur cursus de formation à la fin de l’année malgré la crise actuelle.

Mais globalement, malgré cela, on reste tout de même confiant : confiant envers le système de santé ; confiant envers notre formation, qui va permettre aux étudiants aussi de valider, on l’espère ; et confiants surtout envers nos étudiants qui sont aujourd’hui mobilisés sur le front et qui font cet effort collectif qui est demandé aujourd’hui.

Quelles actions avez-vous mis en œuvre pour faire face à la situation ?

  • Nous dès le début, on a déjà étendu les permanences téléphoniques, c’est-à-dire que l’on a un téléphone, un fixe, qui est disponible de 8 heures à 21 heures tous les jours 7 jours sur 7. Première chose.
  • Autre chose, on s’est mis en lien avec tous les réseaux d’accompagnement en santé mentale pour que nos étudiants puissent rediriger, quand ils nous appellent et qu’ils nous témoignent d’une détresse psychologique, qu’on puisse les rediriger vers ces structures-là de psychologues etc. Mais aussi, nous on a tout de suite voulu assurer un lien privilégié avec tous les institutionnels, qu’ils soient régionaux, locaux, ou nationaux. Donc on a mis en compétences deux associations locales qui puissent faire des remontées de terrain régulières. Et derrière on a pu assurer les rendez-vous.
  • Et enfin, derrière chose que nous avons mis en place, on a voulu lutter contre l’isolement social, qui est inhérent à ce confinement, et donc on a organisé des événements ; comme là cette semaine se déroule la Semaine du bien être à domicile où on a des séances de sport, des séances de diététique, des formations sur les violences sexistes et sexuelles. C’est plein de projets comme ça qu’on met en place. C’est quelque chose qui se passe cette semaine et d’autres choses arriveront les semaines d’après.

Quels sont les mesures et actions que vous pensez prioritaires à mettre en œuvre en sortie de crise ?

Pour la FNESI, il y a deux priorités en sortie de crise :

  • la première, c’est l’augmentation des quotas d’entrée en formation. Aujourd’hui, on le voit, on manque d’infirmiers que ce soit en France ou dans le monde. L’OMS l’a dit : 6 millions d’infirmiers qui manquent dans le monde. Première action.
  • La deuxième chose, c’est d’améliorer notre formation, c’est à dire assurer une refonte du référentiel, assurer de meilleures conditions d’encadrement pour qu’il n’y ait plus d’interruptions dans nos formations, qu’il n’y est plus d’arrêt qui puisse se faire, mais aussi développer les capacités numériques dans nos formations, développer les supports numériques au sein de nos IFSI et garantir un accès aux services de l’université pour tous les étudiants en formation.
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